Marionnaud lance un service « Click and Collect Express 1h »

Commander ses produits en ligne et pouvoir les récupérer 1 heure plus tard dans le magasin de son choix ? Marionnaud lance aujourd’hui le service « Click and Collect Express 1h » pour satisfaire toutes les envies de beauté.

Selon l’enseigne spécialisée de beauté sélective, 41 % des consommateurs ont déjà abandonné un achat du fait d’un délai de livraison jugé trop long. Marionnaud, qui avait été la première enseigne beauté en France à proposer le Click & Collect devient le premier acteur du marché de la beauté à proposer un service aussi rapide pour répondre aux achats d’impulsion ou de dernière minute, tout en évitant l’attente aux caisses.

En pratique, lorsque la cliente choisit la livraison Click & Collect Express 1h et un magasin de retrait, le panier s’ajuste automatiquement — au moment de payer la commande — en fonction des articles disponibles en magasin. Un e-mail et un sms sont envoyés dès que la commande est disponible pour le retrait en magasin, dans un délai d’une heure. En cas de problème, le produit peut être retourné dans n’importe quel magasin de France (sous réserve qu’il distribue le produit concerné).

La livraison Click & Collect Express 1h est disponible depuis le 09 octobre 2018 en France

 

Contrairement au Click & Collect classique en 24 à 48 heures, la livraison ne s’appuie donc plus sur un entrepôt logistique mais sur le réseau des quelques 500 boutiques française de l’enseigne.

Selon une récente étude de l’Ifop pour la Fédération Française de la Parfumerie Sélective (FFPS), le Click & Collect séduit 31 % des personnes interrogées. « C’est un élément important clairement lié à la montée en puissance du mobile », analyse William Koeberlé, président de la FFPS.

Dans un contexte de recul des ventes (-1 %) de produits du secteur sélectif en France en 2017, les ventes en ligne ont en revanche augmenté de 27 %, selon The NPD Group.

© 2018 – Premium Beauty News – www.premiumbeautynews.com

« On-line ou off-line, chaque canal a sa propre place », William Koeberlé, Président de la FFPS

Selon la seconde édition de l’étude de la Fédération Française de la Parfumerie Sélective (FFPS) réalisée par l’IFOP sur le parcours client [1], loin de s’opposer, le canal digital et l’achat en magasin se confirment comme des canaux complémentaires au bénéfice des consommateurs, y compris la génération des millenials.

 

L’expérience en magasin plébiscitée 

Le magasin reste pour 92 % des personnes interrogées, le lieu d’achat favori, qu’il s’agisse de maquillage, de parfum ou de soins corps et visage.

Parmi eux, 43 % des sondés vantent les conseils, les services et les animations propres au point de vente, contre 34 % en 2016, date de la précédente étude. Dans la même proportion, 44 %, apprécient l’expérience sensorielle que permet le lieu : voir, sentir, toucher, tester … les produits.

« Par rapport à l’étude de 2016, ce besoin de voir les produits augmente encore. Il était manifesté par 62 % des clients il y a deux ans, aujourd’hui c’est 71 %, soit pratiquement 10 points de plus », commente William Koeberlé, Président de la FFPS. « Étonnamment, ce sont les moins de 35 ans qui progressent le plus. Il y a un renouveau du besoin clairement exprimé », ajoute-t-il. Cet appétit croissant de contacts et d’échanges non virtuels est effectivement partagé par les différentes générations, même les plus connectées. Ainsi, 68 % des moins de 35 ans déclarent préférer se rendre en magasin pour voir les produits et concrétiser leurs achats, contre 61 % pour les plus de 35 ans. Par ailleurs 49 % d’entre eux louent le fait de pouvoir les tester et bénéficier de conseils.

Internet pour la praticité et les prix 

Les avantages pratiques de l’achat en ligne continuent parallèlement à faire des émules. « Les ventes augmentent progressivement sur internet et représentent 8 %, contre 6 % il y a deux ans, » souligne William Koeberlé. Parmi les adeptes, 47 % des personnes interrogées, soit 8 % de plus qu’en 2016, vantent la praticité du média qui leur permet d’acheter quand ils le veulent. Par ailleurs, 60 % des sondés utilisent le canal internet pour les prix intéressants
que l’on y trouve. Il permet également de comparer les prix pour 49 %, notamment dans le cadre de ré-achats.

« La démarche d’information sur le prix se fait sur internet. Un réseau qui se prive d’un site web se prive également de faire venir des clients en magasin  », analyse William Koeberlé.

Enfin, le Click & Collect alliant achat web et retrait en magasin séduit 31 % des personnes interrogées.
« C’est un élément important clairement lié à la montée en puissance du mobile », déclare le président de la Fédération.

« Nous aurions pu croire en 2016, que l’on avait des canaux en concurrence, or on peut voir aujourd’hui au travers de cette étude que chaque canal a sa propre place et surtout qu’ils sont complémentaires l’un à l’autre.
Les clients recherchent de l’information en ligne mais privilégient l’expérience en magasin pour une compréhension accrue de leurs besoins
 », conclut-il.

 

Notes

[1] Étude réalisée du 21 au 23 mars 2018, auprès d’un échantillon national représentatif de 1000 individus
âgés de 18 ans et plus.

© 2018 – Premium Beauty News – www.premiumbeautynews.com – Par Kristel Milet, le 11/09/2018

Parfumeries : 31 % des clients ont adopté le click & collect

A la demande de la Fédération de la parfumerie sélective (FFPS), l’Ifop a réalisé une étude sur les comportements d’achat des consommateurs. Presqu’un tiers d’entre eux sont devenus adeptes du click & collect.

Il y a deux ans, la Fédération de la parfumerie sélective (FFPS) commandait une étude à l’Ifop sur les comportements d’achat des consommateurs. Cette année, les deux partenaires réitèrent l’opération afin de voir si ces comportements ont évolué. Cette seconde édition de l’étude réaffirme l’attachement des consommateurs pour les magasins physiques. 92 % des chats se font toujours en magasin physique et 8 % sur internet. Pour 73 % des personnes interrogées, la boutique reste le lieu d’achat favori pour faire leurs achats. 63 % des français privilégient le magasin pour voir les produits (58 % en 2016), 43 % pour bénéficier de conseils contre 34% en 2016. Internet est fortement utilisé pour se renseigner avant l’achat (56 % des clients le font).
L’enseignement majeur de l’étude est l’adoption du click & collect. 31 % des clients y ont déjà eu recours. « Nos clients sont devenus omnicanal ! C’est ainsi que loin de se substituer, les deux canaux s’additionnent. Ils sont désormais complémentaires », conclut William Koeberlé, président de la FFPS.

> Prendre connaissance de l’infographie

L’omnicanal : le nouveau modèle du sélectif

Achat en ligne et en magasins, une complémentarité au service du parcours client

Alors qu’internet continue de modifier le comportement d’achat des consommateurs, la deuxième édition de l’étude de la Fédération française de la Parfumerie Sélective (FFPS) réalisée par l’IFOP sur le parcours client révèle que loin de s’opposer, magasins et internet confirment leur complémentarité dans le parcours et l’expérience des acheteurs de produits de beauté (parfums, soins, maquillage).

 

Principaux constats

o Presque 2/3 des clients réalisent principalement leurs achats en magasin pour voir, tester les produits et bénéficier de conseils.

o Internet est le canal idéal pour comparer les prix (60 %) et bénéficier de promotions (47 %).

o Le click & collect fait désormais partie du parcours client (31 %) alliant achat web et retrait en magasin.

o Les jeunes (moins de 35 ans) plébiscitent le magasin. 49 % le préfèrent pour bénéficier de conseils.

 

Internet et les magasins renforcent leur avantage comparatif

Si pour 33 % des français, internet est le point de contact privilégié pour s’informer en amont de l’achat et notamment comparer les prix (49 %), les magasins restent pour 73 % des personnes interrogées, le lieu d’achat favori, qu’il s’agisse du maquillage (71 %), des parfums/eaux de toilette (74 %) ou des soins corps et visages (74 %).

En comparant les résultats de la précédente étude conduite en 2016, les atouts assignés à ces deux canaux se renforcent. 63 % des français privilégient le magasin pour voir les produits (58 % en 2016), 43 % pour bénéficier de conseils contre 34% en 2016. 60% préfèrent internet pour comparer les prix vs 50 % en 2016 et 47 % pour acheter quand ils le veulent (+8 points vs 2016).

« Nos clients sont devenus omnicanal ! c’est ainsi que loin de se substituer, les deux canaux s’additionnent. Ils sont désormais complémentaires », constate William G Koeberlé, Président de la FFPS et de la FEPD*


Des motivations bien identifiées

Parmi les 73 % des clients qui finalisent leurs achats en magasin, outre les conseils/services/animations que 43 % des sondés vantent (contre 34 % en 2016) c’est l’imaginaire que développe les produits de beauté (voir, sentir, tester…) qui les pousse à passer à l’acte sur les points de vente pour 44 % d’entre-deux.

« Informés en temps réels grâce à internet, les clients qui franchissent la porte des magasins sont à la recherche d’une réelle mise en scène des produits et d’une expérience personnalisée », commente William G Koeberlé.

Et parmi ceux qui concrétisent leurs achats sur la toile, ils sont 60 % à évoquer les prix intéressants (soit 10 % de plus qu’en 2016) et 47 % (8 % de plus) à vanter la praticité. C’est surtout vrai sur des produits comme les soins, plus adaptés aux ré-achats que les parfums ou le maquillage.

 

Les millennials, continuent de faire les boutiques

Hyper-connectée, la population des moins de 35 ans, toujours à la recherche de prix bas et de promotions sur la toile, continue pourtant de sillonner les magasins pour concrétiser leurs achats de produits de beauté et d’y prendre du plaisir.

Les raisons évoquées : pour 68 % d’entre-deux la possibilité de voir les produits (contre 61 % pour les plus de 35 ans) et 49 % pouvoir les tester (43 % pour les autres générations).

 

*FEPD : Fédération Européenne des Parfumeurs Détaillants.

> Télécharger le communiqué

 

Méthodologie de l’étude

Cette étude a été menée dans le cadre de l’OMCAWI, l’enquête multi-clients de l’IFOP, réalisée périodiquement en ligne et auto-administrée, auprès d’un échantillon national représentatif de 1000 individus âgés de 18 ans et plus. L’échantillon a été structuré selon la méthode des quotas (sexe, âge, profession de l’interviewé et du chef de ménage, région et catégorie d’agglomération). Les interviews se sont déroulées du 21 au 23 mars 2018.

 

Infographie de l’étude (à télécharger ici)

Nicole, la nouvelle enseigne de parfumerie de Beauty Success

Le 30 août 2018, à Périgueux (Dordogne), le groupe va ouvrir le premier point de vente de sa nouvelle enseigne de parfumerie baptisée Nicole.

A l’occasion de Franchise Expo Paris, Beauty Success avait annoncé la création d’une nouvelle enseigne de parfumerie dont le premier point de vente serait situé à Périgueux (Dordogne) et devait ouvrir en juin 2018. Finalement, le groupe a pris un peu plus de temps pour peaufiner son concept et le magasin dordognais ouvrira ses portes le 30 août prochain. Objectif : s’inspirer à la parfumerie d’antan pour proposer plus de conseil et de services. « Dans une parfumerie Beauty Success, 40 % de nos clients se servent eux-mêmes et dépensent en moyenne 50 euros. Dans notre nouvelle enseigne, nous voulons que 90 % des personnes entrent pour avoir du conseil et dépensent en moyenne 80 euros », confiait le président de Beauty Success, Philippe Georges, à LSA lors de Franchise Expo.

Retour aux sources

Avec ce concept de vente assistée haut-de-gamme, le groupe va à contre-courant de ce qui a pu être développé ces dernières années et est allé puiser dans ses racines. En effet, au commencement de Beauty Success, il y avait la parfumerie périgourdine de Madame Nicole Georges. Celle-ci a transmis sa passion de la beauté à ses deux fils Philippe et Christophe qui vont développer l’entreprise familiale pour en faire un groupe à la croissance solide. C’est donc en toute logique que la nouvelle enseigne a été baptisée Nicole et que le premier magasin soit situé dans le centre de Périgueux. Comme à son habitude, le groupe va tester la viabilité du concept en propre pendant au moins deux ans avant de le proposer en franchise. Rappelons que Beauty Success compte cinq autres enseignes : les parfumeries Beauty Success, Esthetic Center, Beauty Sisters, Tanguy Parapharmacie et Beauty Full Days.

Source : lsa-conso.fr

Parfumerie sélective : les ventes en ligne ont augmenté de 27 % en 2017

NPD a dévoilé le bilan 2017 des ventes en parfumerie sélective. Le circuit clôt à l’année à-1 % mais réalise de bons scores en fin d’année grâce notamment au Black Friday. L’e-commerce, pour sa part, présente une croissance à deux chiffres.

 

Les ventes en ligne de la parfumerie sélective ont augmenté de 27 % en 2017.

En 2017, selon NPD, les ventes en parfumerie sélective ont reculé de 1 % par rapport à l’année précédente. Toutefois, tout n’est pas négatif. D’abord, l’e-commerce continue  de se développer fortement. Les ventes en ligne du circuit ont en effet augmenté de 27 % en 2017. Le maquillage est particulièrement dynamique avec une hausse de 44 % de son chiffre d’affaires on-line. Les parfums progressent eux de 22 % et les soins de 29 %. « Le potentiel de l’e-commerce sur la beauté est énorme même si nous sommes encore très loin en France de ce que ce circuit peut représenter dans d’autres pays, comme les Etats-Unis ou le Royaume Uni, commente Mathilde Lion, experte beauté chez NPD. À date, la montée en puissance du online ne compense pas complètement les pertes des magasins physiques. »

Les ventes des magasins physiques ont en effet reculé de 3 %. « Le challenge 2018 pour la beauté sélective va être d’optimiser la croissance des ventes en ligne tout en créant du trafic en magasin », résume Mathilde Lion. Et de rappeler : « les consommateurs, et notamment les jeunes, aiment se rendre en magasin …tout se jouera donc sur l’expérience, le conseil et la personnalisation du service qu’ils pourront trouver en point de vente. »

Une excellente fin d’année

NPD souligne aussi les bonnes performances du circuit sur les opérations Black Friday et Noël. La parfumerie sélective a en effet réalisé en 2017 les meilleures ventes de fin d’année depuis 5 ans. 30 % des ventes annuelles du secteur ont été réalisées en moins de deux mois, entre novembre et décembre. « Les tendances de la parfumerie sélective s’améliorent légèrement par rapport à l’an passé mais le secteur reste confronté à une concurrence croissante et à un pouvoir d’achat des ménages qui ne s’améliore pas suffisamment pour re-dynamiser le marché », conclut Mathilde Lion.

Un fournisseur de produits de luxe peut interdire à ses distributeurs agréés de vendre les produits sur une plate-forme Internet tierce telle qu’Amazon

Communiqué de presse de la Cour de justice de l’Union européenne | 6 décembre 2017

 

Une telle interdiction est appropriée et ne va pas en principe au-delà de ce qui est nécessaire pour
préserver l’image de luxe des produits.

 

Coty Germany vend des produits cosmétiques de luxe en Allemagne. Afin de préserver leur image de luxe, elle commercialise certaines de ses marques par l’intermédiaire d’un réseau de distribution sélective, c’est-à-dire des distributeurs agréés. Les points de vente de ces derniers doivent respecter un certain nombre d’exigences en termes d’environnement, d’aménagement et d’agencement. De plus, les distributeurs agréés sont autorisés à vendre les produits en question sur Internet, pour autant qu’ils se servent de leur propre vitrine électronique ou bien de plates- formes tierces non agréées sans que l’intervention de ces dernières soit visible pour le consommateur. En revanche, il leur est expressément interdit de vendre en ligne les produits par l’intermédiaire de plates-formes tierces qui opèrent de façon visible à l’égard des consommateurs.

Coty Germany a introduit un recours devant les juridictions allemandes contre l’un de ses distributeurs agréés, Parfümerie Akzente, afin qu’il lui soit interdit, en application de cette clause contractuelle, de distribuer les produits de Coty par l’intermédiaire de la plate-forme « amazon.de ». Ayant des doutes si cette clause est licite au regard du droit de la concurrence de l’Union, l’Oberlandesgericht Frankfurt am Main (tribunal régional supérieur de Francfort-sur-le- Main, Allemagne) a interrogé la Cour de justice à cet égard.

Par son arrêt de ce jour, tout d’abord la Cour, faisant référence à sa jurisprudence constante(1), précise qu’un système de distribution sélective de produits de luxe visant, à titre principal, à préserver l’image de luxe de ces produits n’enfreint pas l’interdiction des ententes prévue par le droit de l’Union(2), pour autant que les conditions suivantes sont respectées : i) le choix des revendeurs doit s’opérer en fonction de critères objectifs de caractère qualitatif, fixés d’une manière uniforme à l’égard de tous les revendeurs potentiels et appliqués de façon non discriminatoire, et ii) les critères définis ne doivent pas aller au-delà de ce qui est nécessaire.

La Cour rappelle dans ce contexte que la qualité de produits de luxe résulte non pas uniquement de leurs caractéristiques matérielles, mais également de l’allure et de l’image de prestige qui leur confèrent une sensation de luxe. Cette sensation constitue un élément essentiel de ces produits, dans la mesure où ils peuvent ainsi être distingués, par les consommateurs, des autres produits semblables. Une atteinte à cette sensation de luxe est dès lors susceptible d’affecter la qualité même de ces produits.

Ensuite, la Cour constate que l’interdiction des ententes prévue par le droit de l’Union ne s’oppose pas à une clause contractuelle, telle que celle en cause, qui interdit aux distributeurs agréés d’un système de distribution sélective de produits de luxe visant, à titre principal, à préserver l’image de luxe de ces produits de recourir de façon visible à des plates- formes tierces pour la vente sur Internet des produits concernés, dès lors que les conditions suivantes sont respectées : i) cette clause doit viser à préserver l’image de luxe des produits concernés, ii) elle doit être fixée d’une manière uniforme et appliquée d’une façon non discriminatoire et iii) elle doit être proportionnée au regard de l’objectif poursuivi. Il appartiendra à l’Oberlandesgericht de vérifier si tel est le cas.

La Cour observe à cet égard que, sous réserve des vérifications par l’Oberlandesgericht, la clause litigieuse apparaît licite.

En effet, il est constant que la clause contractuelle en cause vise à préserver l’image de luxe et de prestige des produits de Coty. Par ailleurs, il ressort du dossier soumis à la Cour que l’Oberlandesgericht considère que cette clause est objective et uniforme et qu’elle s’applique sans discrimination à l’égard de tous les distributeurs agréés.

De plus, selon la Cour, l’interdiction faite par un fournisseur de produits de luxe à ses distributeurs agréés de recourir de façon visible à des plates-formes tierces pour la vente sur Internet de ces produits est appropriée pour préserver l’image de luxe des produits concernés.

Cette interdiction ne semble pas non plus aller au-delà de ce qui est nécessaire pour préserver l’image de luxe des produits. En particulier, eu égard à l’absence de relation contractuelle entre le fournisseur et les plates-formes tierces lui permettant d’exiger de ces plates-formes le respect des conditions de qualité qu’il a imposées à ses distributeurs agréés, autoriser les distributeurs de recourir à de telles plates-formes sous la condition que ces dernières répondent à des exigences de qualité prédéfinies ne peut pas être considéré comme étant aussi efficace que l’interdiction litigieuse.

Enfin, dans l’hypothèse où l’Oberlandesgericht conclurait que la clause litigieuse tombe, en principe, sous l’interdiction des ententes prévue par le droit de l’Union, la Cour observe qu’il n’est pas exclu que cette clause puisse bénéficier d’une exemption par catégorie(3).

En effet, dans des circonstances telles que celles en cause en l’espèce, l’interdiction litigieuse d’avoir recours de façon visible à des entreprises tierces pour les ventes par Internet ne constitue ni une restriction de la clientèle ni une restriction des ventes passives aux utilisateurs finals, restrictions qui, en raison du fait qu’elles risquent de produire des effets anticoncurrentiels graves, sont d’emblée exclues du bénéfice d’une exemption par catégorie.

 

RAPPEL : Le renvoi préjudiciel permet aux juridictions des États membres, dans le cadre d’un litige dont elles sont saisies, d’interroger la Cour sur l’interprétation du droit de l’Union ou sur la validité d’un acte de l’Union. La Cour ne tranche pas le litige national. Il appartient à la juridiction nationale de résoudre l’affaire conformément à la décision de la Cour. Cette décision lie, de la même manière, les autres juridictions nationales qui seraient saisies d’un problème similaire.

 

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(1) La Cour souligne que dans l’arrêt Pierre Fabre Dermo-Cosmétique (C-439/09, voir aussi CP n° 110/11) elle ne visait pas à établir une déclaration de principe selon laquelle la protection de l’image de luxe ne saurait plus désormais être de nature à justifier une restriction de la concurrence, telle que celle qui résulte de l’existence d’un réseau de distribution sélective, au regard de tout produit, dont notamment les produits de luxe, et de modifier ainsi sa jurisprudence constante. Dans cet arrêt, la Cour avait considéré que la nécessité de préserver l’image de prestige des produits cosmétiques et d’hygiène corporelle en cause dans cette affaire ne constituait pas une exigence légitime aux fins de justifier une interdiction absolue de vente de ces produits sur Internet.

(2) Article 101, paragraphe 1, TFUE.

(3) Au titre du règlement (UE) n° 330/2010 de la Commission, du 20 avril 2010, concernant l’application de l’article 101, paragraphe 3, du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne à des catégories d’accords verticaux et de pratiques concertées (JO 2010, L 102, p. 1).

 

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Distribution sélective sur Internet et interdiction de vente sur les places de marché : l’arrêt COTY

“UNE PRATIQUE MÉDIANE SE DÉVELOPPE ÉNORMÉMENT, C’EST LE « CLICK & COLLECT ».“ par William KOEBERLÉ 

Le métier de la parfumerie sélective a beaucoup évolué. Il y a seulement 5 ou 6 ans, le parcours du client était assez simple. Pour attirer le client il suffisait pour les marques de faire de la publicité TV, et pour les magasins de distribuer des catalogues et de réaliser des vitrines attrayantes, à cette époque les « internautes » correspondaient à 5 % des clients et réalisaient moins de 1% du chiffre d’affaires. Aujourd’hui, Le parcours client a complètement changé, c’est près de 60 % des clients qui vont d’abord sur Internet avant de se rendre en magasin. Le chiffre d’affaires réalisé sur Internet représente environ 7 % en France.

La parfumerie sélective a donc besoin d’un site en ligne mais aussi d’un magasin physique. Le métier est devenu omnicanal.

Les clients consultent le site internet à l’avance pour plusieurs raisons, dont l’information sur le prix, les promotions, la géolocalisation des magasins, les horaires et les ingrédients des produits et se rendent toujours en magasin pour pouvoir voir les produits, les sentir, avant de les acheter et surtout échanger avec les conseillères de beauté.

Une pratique médiane se développe énormément, c’est le « Click & collect ». Cette pratique nécessite pour les clients d’avoir toutes les informations en ligne pour commander et dans les magasins tout est mis en œuvre pour éviter les temps d’attente tout en conservant la relation avec les clients. Les produits sont placés dans un sac adéquat pour des produits de luxe avec des échantillons et il est également proposé aux clients de les parfumer.

Afin de correspondre aux critères qualitatifs attendus par les clients, cette transformation du métier nécessite de gros investissements, d’une part dans les magasins et les sites pour s’adapter à l’omnicanalité, mais également en terme de formation pour accompagner l’ensemble des conseillères de Beauté dans ces changements.

Le contact avec les conseillères de beauté est crucial. C’est pourquoi la Fédération de la Parfumerie Sélective a lancé un processus de certification pour les aider à devenir de véritables « coaches de beauté ».

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Pourquoi le marché lyonnais de la parfumerie sent bon la croissance.

Sur les seuls mois de novembre et décembre, la parfumerie réalise près de 30 % de son chiffre d’affaires annuel. De quoi inciter le Progrès Économie à humer ce marché concurrentiel, ultra- dominé par les grandes enseignes qui pèsent à elles seules près de 92 % du marché.

Pour les fêtes de fin d’année, les coffrets cadeaux de parfums en tous genres, les flacons, dans une myriade de marques —Dior, Chanel, Hermès, Hugo Boss, etc.— s’arrachent invariablement. De quoi permettre au marché de la parfumerie sélective d’atteindre les 3 milliards d’euros de chiffre d’affaires (hors ventes internet, marques de distributeur et parapharmacie), selon la Fédération française de la parfumerie sélective. Un marché de la parfumerie sélective plutôt stable, archi-dominé par quatre grandes enseignes —Sephora, Nocibé, Marionnaud et Beauty Success—, qui phagocyteraient près de 75 % du marché hexagonal et la même part du marché rhodanien, où les quatre enseignes sont présentes à travers 46 points de vente sur les 90 recensés dans le Rhône. Un maillage territorial extrêmement dense, qui fleure bon la guerre des enseignes (voir la stratégie de Sephora, Nocibé et Marionnaud dans le Rhône, où emploient 383 salariés).

7 % des parfums vendus sur le net

Un maillage territorial « arrivé à maturité », selon William Koeberlé, se refusant à évoquer le poids du chiffre d’affaires lié aux marques propres des distributeurs, aux marques exclusives, ou lié aux ventes sur internet. Des ventes sur le web qui pèsent, sans grande surprise, de plus en plus : « Il y a cinq ans, dans la parfumerie, internet représentait 5 % des clients et 1 % du chiffre d’affaires. Aujourd’hui, 60 % des clients vont en ligne avant de venir en magasin et le chiffre d’affaires de l’e-commerce atteint 7 % », explique William Koeberlé. Ce dernier estime que l’avenir de la parfumerie « est à l’omnicanal, grâce au maintien du règlement d’exemption de la distribution sélective qui représente plus de 80 % de la distribution des parfums dans l’Hexagone ; le reste serait assuré via la grande distribu- tion et d’autres canaux de distribution non exclusifs. Des canaux de distribution sur lesquels des Lyonnais se sont lancés avec force, convictions, passion et inventivité. À l’instar, par exemple, d’Anne-Cécile Garin qui a importé le concept de bar à parfums à Villefranche, Bourgoin-Jallieu et bientôt Lyon ; de Stéphane Arfi qui parfume tout son monde avec Emosens ou encore de Monireh Mir Khosh qui, avec l’Atelier Parfumé, mise sur les parfums de grands créateurs.

6e édition des achiever awards CEW France

LIEU : LE FAUST (Pont Alexandre III – Rive Gauche))
HORAIRES : ACCUEIL 19H30 – REMISE DES PRIX 20H15
TARIF MEMBRE : 35,00 €
TARIF NON-MEMBRE : 50,00 €
                                       #achieverawards

UNE SOIREE POUR CELEBRER TOUS LES TALENTS DE LA BEAUTE

22 NOMMES
10 LAUREATS
26 PARTENAIRES
300 PROFESSIONNELS DE LA BEAUTE

UN PALMARES REVELE PENDANT LA SOIREE
UNE CEREMONIE ANIMEE PAR LAURENCE DORLHAC, JOURNALISTE BEAUTE FRANCE 2

EN 2017, 10 prix seront remis :
7 Achiever Awards catégoriels, élus par les membres du CEW,
1 Achiever Award Créateur, élu par L’Express Styles,
2 Achiever Awards d’Honneur, élus par les Conseils d’Administration du CEW et des Centres de Beauté de CEW

Cliquez pour voir la liste des nommés pour l’édition 2017

UNE REMISE DE PRIX UNIQUE ET LA SOIREE ANNUELLE DU CEW FRANCE
NOUS VOUS ATTENDONS NOMBREUX !

19H30 : ACCUEIL  – 20H15 : REMISE DES PRIX – 21H30 : POURSUITE DE LA SOIREE

Les Achiever Awards sont des prix remis par les CEW US, UK et France qui recompensent des professionnels d’exception dont la créativité, l’énergie et les convictions font avancer la beauté. Ces prix saluent la réussite d’un parcours, le sens de l’innovation, la prise de risque entrepreneuriale et les qualités humaines. 

Grande nouveauté en 2017, 18 mois après l’ouverture du CEW France aux hommes, les AA deviennent mixtes. Ils récompenseront désormais femmes et hommes d’exception de la profession.

Une belle fête en perspective ! un moment unique de rencontres entre professionnels du secteur… Les Achiever Awards 2017 du CEW France sont, à l’instar des éditions américaines et anglaises, l’événement référent de la profession pour saluer la réussite et les parcours dans le domaine de la beauté.